dimanche 10 février 2013

THE FLASH, groupe découverte

Never to Young for Rock n Roll!



Parmi toutes ces idioties musicales remplies de Justin Biberon et de Zero Direction, il est bien sympathique de fourrer son nez, du moins, ses esgourdes dans une musique de qualité. Et c’est bien ce que vont nous proposer ces longoviciens se nommant The Flash. Ce groupe ne vous dit pas encore grand-chose puisqu’il vient à peine de sortir son premier album éponyme. Mais quel beau démarrage, vous verrez tout ça par la suite. Après avoir égrené les scènes lorraine, remporté le tremplin Purple Idols au Luxembourg et fait une tournée dans le pays de Gary Moore, tout cela grâce à Michel Ruer de Radio Aria, les voilà signés chez Bad Reputation pour leur premier bébé. Allez c’est parti pour disséquer un peu ce nouveau né, non mais.

Ce premier enfant comporte 11 chansons originales en anglais et ne comporte aucune reprise, ce qui est d’emblée salutaire et respectable. Dès l’ouverture, nous sommes envahis par une sensation de bonheur car l’opus va être tout en crescendo. Les premières notes résonnent pour laisser un certain suspens et voilà c’est au milieu de la première chanson City  que les festivités « rock n rolliennes » débutent. Un élément qui est plus qu’intéressant chez ce tout nouveau groupe c’est la présence d’une femme, Elise, dans un univers rock. En plus, la donzelle ne fait pas comme la plupart de ses consœurs qui ne jurent que par la longueur minimale de leur jupe au détriment de la voix. En effet, Elise met tout en œuvre pour que l’on retienne seulement son organe vocal, rien d’autre et ça marche. Assurément, son timbre rappelle celui de Grace Slick de Jefferson Airplane avec quelques incursions dans l’unviers Fleetwood Mac. The Flash est un groupe contemporain mais tout rappelle que leurs références prennent racines dans les années 70. En effet, la guitare tenue par Lucas genre funky rock nous  replonge dans ce que faisait le regretté Hendrix. D’ailleurs les cases de l’instrument n’ont pas de secret pour lui tant sa dextérité est perceptible. Mais Lucas, n’est pas le seul à tenir le manche dans ce quintet puisque la guitare rythmique est emmenée par Thomas. Ce jeune homme, à l’allure discrète, nous prouve qu’il est loin d’être manchot. Ce qui surprend c’est la maturité des compositions puisqu’ils n’ont même pas 30 ans, sauf leur bassiste Fabien qui est un peu plus âgé. Chez The Flash on ne se contente pas de faire du rock actuel à la sauce vintage genre « copier-coller », mais on prend plusieurs influences, entre autre le funk, pour en tirer le meilleur et l’arranger à sa manière. Cette couleur est mise en exergue sur LA Funky. D’ailleurs, sur cette piste, Fabien démontre une belle complicité avec son compère rythmique Simon derrière les fûts. Dans la catégorie des morceaux qui vous foutent les poils, on retrouvera Summer Ended et Lack of Words qui sont d’une subtilité sans faille. De plus, cette formation a déjà un clip professionnel à son actif sur leur chanson Half a Sad Man, Half a Dreamer qui nous replonge dans les années fastes du rock n roll puisque, d’une part il est en noir et blanc et d’autre part la voiture ancienne ne trahit pas d’où il se sont inspirés. En tout cas, belle inspiration.

The Flash : un groupe qui, dans le paysage rock actuel, a sa propre marque et sa propre identité. Cet opus est une réussite et il faut qu’ils persévèrent dans ce sens. Faîtes vous flasher les cages à miel les gens, vous verrez ça fait franchement du bien !


Premier clip, Half a Sad Man, Half a Dreamer:



Alicia FIORUCCI


1 commentaire:

  1. Pour un premier album, c'est plutôt une réussite ! la chronique nous encourage à écouter ce groupe, ce qui est le but premier. La manière de nous faire titiller les oreilles en citant quelques influences qui s'avèrent bien présentes dans ce disque (seventies, hendrixienne, funky..)n'est que salutaire.

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