mardi 29 juillet 2014

THE BOYS, Live Report (Germany 25/26 Mai 2014)

Moi Alicia F, 25 ans, rock n rollement timbrée, je me laisse trainer par mon conjoint autant fêlé que moi, en plein territoire teuton à la conquête d’un groupe punk des années 70, à savoir les Boys. Ce groupe, né des cendres des London SS et des Hollywood Brats, vit le jour en 76 en plein balbutiements de la vague punk anglaise. C’est ainsi en 77, qu’ils sortent leur premier album culte éponyme et viennent nous rentre visite en Hexagone lors du festival punk de Mont-de- Marsan, organisé par Marc Zermati. Les gars sortent 4 albums, une kyrielle de 45T, flirtent avec des moments de gloire, tournent continuellement mais l’aventure s’arrête en 82. C’est en 99 qu’ils reviennent timidement sur le devant des planches pour quelques festivals, mais cela ne sera qu’en 2014 qu’ils se lancent dans une tournée germanique qui passe par le Das Bett de Frankfurt et où je serai de la partie. On est le 25 mai et quoi de mieux que de se faire un périple en « teutonie ». Alors embarquez avec moi !

C’est en pleine zone industrielle que nous avons rendez-vous avec le Das Bett, petite salle intimiste qui transpire la culture alternative à plein pif. Quelques personnes sont déjà devant l’entrée à siroter quelques boissons houblonnées avant de pénétrer dans l’antre punkifiant à souhait. Je remarque, que nous sommes les deux seuls français dans cette assemblée, mais quand bien même, « we don’t care » parce que la passion dépasse largement les frontières. En effet vers 21h, la première partie s’aventure sur scène. Il s’agit de Monkey Suite & DJ Lord Gergel. Bon, ne vous fiez pas à la seconde partie de l’appellation, il ne figure aucun DJ dans cette formation qui comporte guitare, batterie, basse et chant. Une ligne vocale attaquante par la sculpturale Cat Diva  qui drapée dans une tenue « léopardisée » capte notre attention de part son savoir-faire autant scénique que par sa voix. Ce combo de Frankfurt distille un punk teinté de rockabilly aux relents popisants et vont accaparer la scène pendant une quarantaine de minutes avant de céder la place aux anglais. En tout cas, bonne petite découverte venue d’outre-rhin. Au bout de vingt minutes de changement de plateau, le plat principal arrive. Alors, je dois avouer que je ne savais pas trop à quoi m’attendre niveau live. J’avais déjà tendu l’oreille sur quelques skeuds mais rien de visuel. Alors c’était avec un gros point d’interrogation dans la caboche que le concert commença. Voici que les Boys débarquent sur scène avec une dégaine soignée, un mix de punk, glam aux accents rock n roll à grands renforts de lunettes noires et perfecto. Tous ces éléments oculaires vont se retranscrire dans leur musique d’une énergie sans faille qui ne laisserait aucune âme soumise à la tentation démoniaque, indifférente. Matt Dangerfield (chant et guitare), Steve Fielding (Basse et choeurs), Honest John Plain (guitare et chant), Casino Steel (claviers et chœurs) ainsi que Martin H-Son derrière les fûts vont nous asséner un bon coup de rock n roll punkisant de plein fouet. C’est ainsi, retraçant avec ferveur, leurs tubes de  First time  à Weekend  en passant par  Cast of Thousands  ou autres  Brickfield Nights  que les gaillards vont ravir le Das Bett de Frankfurt. De plus, quel plaisir d’entendre en live deux  nouvelles chansons tirées de leur nouvel album qui sort le 20 juin s’intitulant  Punk Rock Menaupose ». Autant vous dire, que le sens de l’humour ils l’ont, et ce n’est pas plus mal. C’est au bout 1H15 et un rappel que les gars quittent la scène sous les applaudissements des aficionados présents ce soir. On n’allait pas s’arrêter en si bon chemin, non mais ! C’est ainsi qu’on se présente à leur stand afin de discutailler un moment avec eux. Après les « C’était super, merci » et autres « J’espère qu’on vous reverra » voici le moment de leurs dire qu’on venait de France. Ce fut le moment de surprise de leur part et surtout de satisfaction de constater que quelques survivants les écoutaient encore au pays de Molière. Du coup, on se retrouve « backstage » et ni une ni deux nous voici sur la liste en tant que « guests » pour la date du lendemain à Stuttgart. Un imprévu de bon augure qui tombe à pic car en mai on fait ce qu’il nous plait. C’est ainsi, après une bonne heure d’after gig, qu’on se salue et qu’on se dit « see you tomorrow ».



Après une courte nuit récupératrice et 210kms dans les guiboles qu’on arrive au Zwolfzehn en pleine Paulinenstrasse de Stuttgart où une soirée triple dose nous attend. En effet, ce n’est pas un, ni deux mais trois groupes qui vont nous botter le derrière ce soir. Les festivités démarrent avec Aintuse, nous proposant leur savant mélange de punk et d’hardcore à la sauce américaine, ensuite vint l’heure de Franceens qui envoie un punk garage à The Hives en beaucoup plus survolté avec présence féminine bassistique, des plus respectables, à la clef. Puis, c’est reparti avec le groupe fil rouge du week-end, Les Boys. Le Zwolfzehn qui, au départ, était à moitié plein se le retrouve complètement. En effet, les vieux brisquards attirent encore du populo, de surcroit, parmi les jeunes générations. Comme quoi, le langage musical est intergénérationnel et, que nenni, on ne s’en plaindra pas ! C’est avec une flopée de titres dans leur mallette que la bande à John Plain va encore nous satisfaire en nous baladant à travers Terminal Love , TCP,  Sick on You et autre Sabre Dance en guise d’intro-show. A travers les deux performances germaniques, on peut affirmer que les anglais nous font un réel panorama de leur carrière. Et ce n’est pas fini puisque la grâce vient de nous atteindre. Eh oui, trois nouvelles missives vont nous être proposées et pas des moindres Punk Rock Girl1976  et le déjà tubesque  I’m a Believer. Grosso modo, si les Beatles avaient été punks, les Boys les auraient incarnés à la perfection. Il n’empêche, quel plaisir de voir scander les paroles à travers cette audience pogotante à la limite de la Boys-mania. 1H25 ça passe trop vite quand c’est exquis. Mais bon, ils reviendront, j’en suis certaine. C’est sur quelques salutations amicales et beaucoup de chaleur dans nos cœurs que nous les voyons dans leur van partis pour d’autres aventures punkifiantes.

Honest John Plain, Martin H-Son, Casino Steel, Steve Fielding, Matt Dangerfield
Photo: Caps Combat Rock

Pour nous, c’est un long retour qui nous attend mais avec plein d’étoiles dans la cervelle, quelques courbatures et des mélodies qui courent dans l’encéphale. Il n’empêche que ces deux jours ont été une ode à la passion, un bon coup de pied au cul aux ondes négatives et des rencontres humaines des plus favorables. De plus, les Boys n’ont pas dit leur dernier mot. En effet, ils vous attendent le 13 septembre au Jazz Café de Londres pour la Release Party de leur nouvel opus. Alors mesdames, mesdemoiselles et messieurs, rendez-vous au pays de Big Ben en septembre! Merci les gars !

Alicia Fiorucci    

   

mardi 8 octobre 2013

CHIMAIRA, Crown of Phantoms (2013 - E1 Music)

Explosion Auditive!

Dans la catégorie des groupes dégoupillant l’artillerie lourde, on y retrouve les gars de Chimaira. C’est à Cleveland que le combo se forme en 1998 étalant ainsi leur métal hardcorisé aux riffs plus que rugissants. Fort de sept albums à leur actif, c’est deux ans après leur précédent opus Age of Hell que les ricains reviennent plus puissants que jamais sur le devant de la scène métal. En effet, c’est avec un tout nouveau missile Crown of Phantoms ainsi qu’un remaniement au niveau du line-up, qu’ils signent leur retour triomphal. Bon avant de déclarer, ouverte, la dissection de cet album, autant vous prévenir que les amateurs de rock soft n’y trouveront pas grand-chose d’intéressant dans ce qui va suivre. Allez passons aux choses sérieuses dès à présent.



D’emblée, nous sommes mis au parfum de ce que va contenir cette fiole auditive. En effet, The Machine est une arme de destruction massive. On ressent instantanément leur rage à travers des messages comme Plastic World où la dénonciation sociétale est amplement perceptible. La rythmique emmenée par Jeremy Creamer (basse) et Austin d’Amond (batterie) est franchement efficace et plante une réelle lourdeur dans l’atmosphère. D’ailleurs, batteur au sein de Chimaira, se révèle être un exercice de sportif tant le tempo est rapide. Par endroit, les riffs de guitares lead, assurés par Emil Werstler, empiètent sur le domaine heavy métal. Mais le gaillard n’est pas seul à la six cordes, son compère rythmique Matt Szlatcha le complète à la perfection. Il y a même quelques intonations Zakk Wyldienne dans certains moments surtout dans Spineless. On peut se rendre compte qu’ils sont soumis à diverses influences car on ne peut occulter le côté Pantera de leurs compositions originales. Néanmoins, ce qui est prédominant c’est le côté hardcore surtout porté par le chant âpre et guttural, bien maitrisé de Mark Hunter. Ici, aucun chant clair ne pointe le bout de son pif, si ce n’est avec parcimonie. Bien que Chimaira soit un groupe à gros son, il n’empêche que par moment ils savent interpeller par leur goût de l’inattendu. C’est bel et bien le cas sur  Kings of the Shadow World où ils intègrent une ligne de claviers exécutée par Sean Zatorsky placée à bon escient. A noter, un moment fort dans ce nouveau bébé chimérique. En effet, en milieu de galette se situe, Transmigration, titre beaucoup moins énervé  que ces prédécesseurs, ce qui permet à nos esgourdes de faire une petite pause non négligeable. Effectivement, par le biais de cette petite merveille instrumentale arrivant à point nommé, ils nous prouvent qu’ils jouent sur les émotions et les différentes ambiances musicales. C’est une accalmie de courte durée avant que les munitions ne soient de retour sur le titre éponyme Crown of Phantoms. Il n’empêche que Wrapped in Violence est rempli de hargne. D’ailleurs le titre ne laisse aucun doute sur le sujet. Le refrain  est à grand renfort de slogan contre la nation et pourrait même repris dans des manif’. Autant dire qu’ils s’impliquent à fond dans leur projet.


En tout et pour tout Crown of Phantoms dépote à donf’ et nous donne envie de headbanguer durant 44 minutes. Si vous êtes d’humeur revendicatrice, vous serez amplement servis. En tout cas, nous sommes en présence d’un album fracassant, brut de décoffrage et surtout explosif. Maintenant, c’est à vous de soulever la Machine !

King of the Shadow World:




Retrouvez cette chronique sur Ultrarock: http://ultrarock.free.fr/

Alicia FIORUCCI 

vendredi 4 octobre 2013

THE VAMPS, live-report (Olympia - 1er octobre 2013)

Teens go wild!

Une fois n’est pas coutume car c’est bien la première fois, que je vais vous relater un concert d’un groupe, dont j’ignorais encore l’existence, il y a encore une semaine. En effet, en ce mardi 1er octobre 2013, je me retrouve en tête à tête chez Coquatrix dans son célèbre Olympia où un groupe provenu du pays du Soleil Levant, The Vamps, allait prendre possession de cette scène mythique. Je dois avouer aussi que c’était aussi une première pour moi de me retrouver dans cette salle située boulevard des Capucines. Un quartier où l’on sent une réelle aisance sociale, des enseignes comme Fauchon juchent les trottoirs. En tout cas, le côté luxueux est assez saisissant. D’emblée lorsque l’on franchit les portes de l’endroit, on est frappé par la beauté de ce lieu où l’on sent une certaine chaleur classieuse. La dominance rouge donne un côté passionné à ce lieu où grand nombre d’artistes y ont laissé leurs empreintes. Pour le coup, ce soir je suis bel et bien en territoire inconnu avec l’invasion japonaise.


On remarque nettement la moyenne d’âge du public qui oscille entre 14 et 20 ans, une certaine ambiance post boys-band avec des jeunes filles découvrant leurs sens émotifs. The Vamps est un alliage de musique rock aux relents glam (surtout au niveau vestimentaire où c’en est le paroxysme), de musique actuelle à la LMFAO incorporant des éléments hardcore à la Linkin Park. Enfin bref, sacré cocktail qui est assez indéfinissable au bout du compte où l'esprit Visual Kei n'est pas bien loin en tout cas. Mais qu’importe la dissection de la musique apparemment les "teenagers" sont ravis et semblent carrément conquis. Ça se secoue, ça se trémousse, ça hurle, ça pogote gentiment, scande les paroles  (difficilement compréhensibles, à dire vrai)  en tout cas quelle folie à l’Olympia. Vous souvenez-vous de la Beatles mania des années 60 ? Eh bien là c’est le même topo en moins underground ! C’est la Vamps Mania chez les adolescentes, j’en aperçois une en jean et soutien-gorge. Quelque chose me dit qu’elle voulait surement attiré le regard du chanteur qui a pompé tout son look à Steven Tyler, soit dit en passant. Il faut bien reconnaître qu’une majorité utérine peuple l’assemblée de ce soir et on ressent l’excitation de ces demoiselles à la vue de ce qu’il se passe sur scène. Il y eut un moment où j’ai repris un peu plus mes marques, c’est lors de la reprise de David Bowie, Life on Mars. Durant 3 minutes, un sentiment de faire de nouveau partie de la galaxie m’envahit, mais bon, ce fut de courte durée car le surréalisme reprit délibérément ses droits. Le leader s’essayera à quelques mots en français qui auront le don d’enflammer encore plus la foule. C’est au bout d’une heure quarante de spectacle et un rappel (une ballade) que les Vamps se retirent dans leur cercueil laissant les midinettes dans un état de béatitude exquis. En tout cas, leur bonheur se lit sur leur mine réjouit.


Bon, hormis l’aspect musical pur qui m’est complètement hermétique, même si dans la nouvelle vague auditive il y a bien pire, il n’empêche que ce concert valait le coup d’être vécu, surtout pour comprendre les réactions des jeunes d’aujourd’hui. Et pour tout vous dire, cela doit bien être la première fois que j’ai ressenti un tel coup de vieux à un concert. The Vamps ou le groupe qui vampirise les "teens" !

Alicia FIORUCCI

lundi 30 septembre 2013

EXPO REPORT, Marion Ruszniewski / Miss.Tic (Paris, 28 et 29 septembre 2013)

 WOMEN ART!



L’art conjugué au féminin n’est point vain. En cette fin septembre trois disciplines artistiques m’intéressaient : la photo, l’art graphique et bien entendu la musique. Le tout sous un même dénominateur commun, l’espèce femelle. Eh oui, l’art n’est pas uniquement réservé aux « dégoupilleurs » de gonades mais les mitrailleuses ovariennes savent aussi y faire. C’est pour cela que je me rendis dans deux endroits distincts en ce 28 et 29 septembre. D’une part, le vernissage de l’expo photo de Marion Ruszniewski  au Gibus Café et d’autre part Miss Tic exposant à la Galerie W. Venez avec moi, je vais vous en toucher quelques mots.







Sylvia Hanschneckenbühl
Photo: Marion Ruszniewski
C’est avec une certaine impatience mais surtout stress que je me dirige rue St Maur pour partir à la découverte de l’univers de Marion Ruszniewski. Bien que la photographe m’ait consacrée du temps pour une interview (ICI), il n’empêche que la rencontre en chair et en os me mettait pas mal de pression. D’autant plus que j’allais aussi rencontrer Isabelle Chelley (journaliste) qui elle aussi avait pris de son précieux temps pour mon blog  () et que je lis depuis pas mal de temps. Tous ces paramètres convergeaient afin que mon état nerveux puisse être épidermique et d’ailleurs, il ne foutra pas le camp de la soirée entière (malgré quelques verres ingurgités). Pire qu’un entretien d’embauche, je vous dis. Donc bon, arrivée vers 19H sur les lieux. Nous sommes une poignée à être déjà là dès l’ouverture, mais cette poignée va être démultipliée au cours de la soirée. Du coup, les tabourets vont devenir chers. Les derniers préparatifs sont à pied d’œuvre et voilà c’est parti après un petit speech de Marion. Le thème du soir « Ah Les Filles », faut bien nous mettre sur un piédestal de temps en temps. C’est autour d’une quinzaine de photographies live de nanas du rock que l’expo de Marion s’articule. Entre autres Skin (Skunk Anansie), Melissa Auf der Maur (Smashing Pumpkins), Natasha (As Dragon), Shirley Manson (Garbage) and many more … il faut bien avouer que les gamètes femelles sont à l’honneur ce soir. Et cela va perdurer durant la soirée car nous allons être gratifiés de deux prestations scéniques. Sylvia Hanschneckenbühl pour ouvrir le bal, en solo avec sa guitare électrique nous emmenant vers les contrées des songwriteuzes à la voix duveteuse. Un voyage en première classe à travers ses compositions originales reprenant l’esprit pop des années 60. Vous pouvez les retrouver sur ses deux premiers albums Does not Sing Christmas et Absolute, Kalhua & Bailey’s. Puis au bout d’une petite heure changement radical d’atmosphère avec le groupe Madame Ex. Un quatuor de nanas punkfiantes chantant dans la langue de Molière nous présentant leur premier EP.  Show énergique et théâtralisé furent au programme qui valait son pesant de décibels. Une soirée qui s’achève sous l’esprit dépotant à souhait.

 
Photo Iphone, Galerie W
 
 


Extrait "Les Uns, Les Unes", Miss.Tic
Dimanche, jour qui normalement est léthargiquement mort mais bon sur Paris, on trouve toujours quelque chose à faire, à voir, à découvrir. C’est ainsi que la destination dominicale se plantait à la Galerie W, rue Lepic, non loin du Moulin Rouge. Après avoir emprunté le RER et le métro, parcours inédit pour une provinciale qui a l’habitude d’être à bord de son volant, m’y voici arrivée. En effet, l’artiste Miss Tic y dévoile son exposition « Les Uns, les Unes » du 26 septembre jusqu’au 20 octobre. Miss Tic est une artiste plasticienne et poétesse d'art urbain. C’est en 1985 que ses œuvres entrent dans le paysage culturel.  A travers « Les Uns, les Unes » elles revisitent les couvertures de magazines tels que Cosmopolitan, Mean’s Health, Femme Actuelle etc… le tout saupoudré de satire et de calembours des plus savoureux. Entre autres « Le corps au régime ment » ou  « Se taper un canon sans devenir un boulet », humour, autodérision et jeu sur les stéréotypes physiques sont les ingrédients de ce cocktail pictural. L’utilisation des pochoirs est une pratique récurrente chez Miss Tic qui par ce biais rend l' ensemble percutant. « Les Uns, les Unes » nous fait réfléchir sur la société dans laquelle on vit en plantant les carcans véhiculés par les magazines. En tout cas, on ne peut omettre le côté libre de Miss Tic à travers ses travaux. En effet, elle y incarne une femme libre de corps et d’esprit sans se laisser engluer dans les clivages socioculturels. Une exposition enrichissante que je conseille à toutes celles (et ceux, eh oui messieurs ne soyez pas en reste, vous y apprendrez pas mal de choses) qui sont fières de leur condition féminine.



C’est en un week-end que le plaisir d’être femme s’est fait de plus en plus ressentir. Dans une société dominée (c’est ce qu’ils croient) par les hommes, il est de bon ton de nous rendre hommage comme il se doit. A travers trois pôles (non pas, dance) à savoir: le pictural, la photographie et la musique, on est servi. En tout cas, l’art utérin a de bonnes heures devant lui et ce, pour notre plus grand plaisir.    

 

Alicia FIORUCCI

lundi 23 septembre 2013

L ENIGME du LUNDI , 23 septembre 2013

Bonjour à tous ,

J'espère que votre week end fut bon et quoi de mieux que de commencer la semaine sous un beau soleil?

Comme tous les lundis désormais, voici l'énigme du lundi.

A vous de retrouver qui a dit cette phrase:

" Tout petit déjà, j'avais une seule et unique ambition: devenir rock-critic. Alors j'ai tout fait pour ça"

Pour jouer rien de plus simple. Rendez-vous sur la page FaceBook , aimez et participez .
(Envoyez la réponse en "message privé" comme ça tout le monde peut jouer)

Réponse en fin de journée sur ce post.

REPONSE: PHILIPPE MANOEUVRE
 
Bonne chance à tous!
 
 
 
 
Alicia FIORUCCI



vendredi 20 septembre 2013

ITINERAIRE d'une Rock & Roadeuze!

TRIPLE SEC ROCK!



Et si on prolongeait les congés, ça vous dit ? C’est bien ce que je me suis décidée de faire en cette mi septembre pour un joyeux périple musical. On est le 12 et voilà que je ressors mon baluchon, que je refasse une sélection de fringues, que je prenne tout le nécessaire (eye liner et autres broutilles de filles), sans oublier la caméra (on ne sait jamais) pour virer sur Nancy. Autant de préparatifs de la plus haute importance pour toutes gonzesses rock qui se respectent. Allez venez avec moi, je vous embarque.
 



GENERAL BIZARRE, photo Barouf MENZZOTO





 
SLITS PLASTERS, photo Barouf MENZZOTO

LYDIA LUNCH , BIG SEXY NOISE,
Photo: Barouf MENZZOTO
Eh oui, une soirée placée sous le signe du punk alternatif me tentait bien en ce vendredi 13 septembre. Un concert organisé par l’association Materia Prima, instigatrice du Festival Souterrain Porte VII se tenait au Totem de Maxéville. Bon, j’arrive sur le lieu vers 21H, déjà l’endroit me plait genre de grand entrepôt à l’ambiance délicieusement industriel … On se croirait dans un décor mi science-fiction, mi-contemporain. En tout cas, je sens d’emblée que le programme va me convenir. Le premier groupe rentre en scène, c’est Général Bizarre. Un combo bien connu de la scène nancéenne puisqu’il s’agit de leur berceau. Ces 4 gaillards mélangent un psychobilly aux intonations années 50 grâce à l’utilisation d’un micro tête de mort retranscrivant leurs influences. Energie, humour et bonne dose virilisante sont au programme. Et la soirée n’est pas finie puisque c’est au tour de Slits Plasters de prendre la d’assaut la scène après un changement (trop long ?) de plateau. Une performance d’une demie heure qui ne sera pas de tout repos mais personnellement, cela n’a pas été ma came. Mais bon passons car la tête d’affiche est tenue par une reine punk, seule présence féminine scénique de cette soirée, et non des moindres, Lydia Lunch accompagnée de ses Big Sexy Noise. La dame est un mixe de Patti Smith,  Diamanda Galas et on ne peut s’empêcher de penser à Nina Hagen à la vision de son show. Décadence, appel à la masturbation, poésie revendicative sur fond de musique destroy sont les ingrédients de son spectacle. Après plus d’une heure trente de prestation musclée d’ovaires et un rappel, l’égérie punkifiante s’éclipse : fin de la première partie du périple.
 
PAULETTE, photo: François GOLFIER
 
 

NICO, photo: François GOLFIER
C’est après une balade amplement méritée avec Morphée et une petite virée dans la ville de Virginie Despentes, que je m’apprête à entamer le second morceau du circuit rock n rollesque. Allez hop, legging simili cuir, débardeur noir sur le dos, bottines cloutées et c’est parti pour se rendre Chez Paulette, dans un coin perdu de Meurthe-et-Moselle nommé Pagney-derrière-Barine. Mais bon nul besoin d’une grande ville pour s’éclater comme il se doit. La preuve, Paulette célèbre entité dans le milieu de la musique live fêtait ses 90 ans. Quoi de mieux pour célébrer cet événement ? Un concert bien évidemment. Le nancéen Nico nous fit passer un début de soirée dans les règles de l’art blues teinté de folk et nous mettait déjà dans l’ambiance avant d’accueillir le texan Neal Black et Manu Lanvin. Remercions l’association M’la qui nous a offert ce plateau de qualité en ce 14 septembre  2013. Un show, on ne peut l’appeler autrement, tant Manu occupe l’espace et communie avec le public. Neal Black apporte la touche dépaysante grâce à sa voix biberonnée au Four Roses et surtout son accent du sud des USA. Paulette dansera même avec Mike Lattrell, le clavier de cette formation au dynamisme atteignant sa quintessence. On ne peut rester indifférent devant la qualité de la section rythmique. En effet, Gabriel Barry s’implique à fond dans son instrument tantôt à la basse, tantôt à la contrebasse. Et quid de Jimmy Montout à la batterie? Un gaillard d’une finesse de jeu orchestrée avec un talent fou. C’est au bout de deux heures et après quelques reprises (Gloria, All along the Watchtower mais aussi You can’t Always get What you Want) que les artistes regagnent leurs loges. Cela dit la soirée n’est pas vraiment finie puisqu’ils se mêlent volontiers au public pour se faire tirer le portrait par les fans avec qui ils échangent quelques palabres. Quand l’aspect musical rejoint celui humain, l’équation est une parfaite. Fin de la seconde partie.
MANU LANVIN & NEAL BLACK, photo: François GOLFIER


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

The FLASH par Alain HIOT
 
 
 
 
 
 
Patrick BALDRAN, Lionel RAYNAL par Hervé STANCIU
C’est après quelques bonnes heures de sommeil et un petit déjeuner englouti que je reprends  mon volant pour cette fois, partir à la conquête de la Capitale. Un voyage qui m’aura donnée du fil à retordre surtout à l’arrivée. Eh oui,  les joies des embouteillages parisiens. Mais bon, Pure Prairie League dans le lecteur, calmait les ardeurs, ma nervosité mais surtout mon ras-le-bol d’osciller entre la 1ère et le point mort. Bon vous allez me demander pourquoi j’atterrissais à Paris ? Nulle envie, ni grand besoin de voir la dame de fer et ses consœurs mais plutôt d’assister à une soirée labellisée Bad Reputation. Un plateau qui me faisait saliver allait être servi au New Morning avec au menu The Flash (groupe de Lorraine, quelle coïncidence) et The Reverend Black Network. Je me rends donc dans ce lieu qui transpire le jazz, le blues et le rock. Je ne connais pas l’endroit mais sa renommée ne me laisse pas indifférente. Une scène foulée par Miles Davis, Pat Metheny, Chet Baker plus récemment Fred Chapellier, Tom Principato et bien d’autres encore … promettait une soirée pulvérisant le thermomètre. The Flash distille un rock 70’s teinté de funk le tout avec un groove non dissimulé. Elise Mazzarini, à la voix semblable à Grace Slick, arrive à conquérir l’assemblée bien que la prestation scénique soit encore un peu timide. Cependant, musicalement c’est carré, ça joue bien, propre et les jeunes sont en pleine ascension. Retenez bien leur nom! Puis vient le moment de se confesser grâce au Reverend Black Network, qui ce soir là, lançait leur album Hell or Heaven. Un album produit sous la houlette de Chet Himes (ZZ Top, Ted Nugent and many more …). Lionel Raynal n’est pas un léporidé de 6 semaines sur les planches, on sent d’emblée l’aisance à communiquer avec le public. Il a l’art d’apostropher l’audience en leur demandant de s’approcher même avec des chaises s’il le faut. En effet, toujours plus agréable pour des musiciens de jouer avec des individus proche de la scène. C’est à grands renforts de blues rock musclé, je dirai même, burné, que la soirée se poursuivra. Les gaillards passeront en revue Better Days, Hello Heaven, mais aussi Just a Shadow ou encore Gardens of Stones de leur nouveau bébé. Un vent provenu du sud des USA entremêlé avec une brise UK souffle sur le New Morning. Il n’empêche que la plénitude d’être là ce soir est perceptible au-delà des enfers. Incandescent est forcément le terme adéquat. La présence des choristes Eva Suissa et Murielle Lefebvre ajoute encore plus de peps à ce brûlot live. Patrice Pillon (batterie) et son acolyte rythmique Bruno Maurin (basse) suivent avec brio la guitare affûtée de Patrick Baldran. Après presque deux heures de pure folie rock aux relents blues, il est temps pour le Black Network de reprendre ses esprits. Le paradis sur Terre, vous connaissez ? En ce qui me concerne, oui. Fin du 3ème et dernier volet du rock trip de la mi-septembre.
REVEREND BLACK NETWORK par Alain HIOT

C’est ainsi que je vous ai transportés dans mon univers on the road. Thelma & Louise, tenez vous bien … Cependant, comme dirait le roi Lézard, « This is the End »pour le moment. Mais ne soyez pas tristes, je vous réserve encore beaucoup de récits rock n rollesques …The show must go on with Rocking in a Free World !
 
Alicia FIORUCCI


lundi 16 septembre 2013

MANU LANVIN & NEAL BLACK, Live-report (Chez Paulette, 14 septembre 2013)

INCENDIAIRE!

 
 
Deux pays, deux continents ; d’une part les USA et de l’autre, l’Hexagone, mais que peuvent ils bien avoir en commun ? Réponse : le même son qui les fait vibrer. En ce 14 septembre, dans le mythique pub rock, Chez Paulette, dans un coin paumé nommé Pagney-derrière-Barine, nous sommes gratifiés de la réunion de deux entités provenues de latitudes et longitudes différentes. En effet, grâce à l’association M’la qui a permis cette soirée, le plateau se compose de Manu Lanvin et Neal Black et ce n’est pas un hasard si la tournée se nomme Paris-Texas Tour. Déjà, là, on se dit que le show va être de haute volée, mais ce n’est pas l’unique événement. Eh oui, Paulette, un monument à elle seule, fêtait ses 90 printemps. 9 décennies à servir les bons et loyaux droits du rock dans sa guinguette faisant twister des générations entières. D’ailleurs, les gaillards et l’équipe organisationnelle n’ont pas manqué de le célébrer comme il se doit. Séquence émotions garantie. Mais allez passons à la partie musicale si vous le voulez bien.
 
 
C’est dans un Chez Paulette plein comme un œuf et surtout avec une grande impatience que nous attendons de voir débarquer les musiciens sur les planches. Dans un premier temps, Nico assurera une première partie vraiment dans le bon ton de la soirée. Seul, avec sa guitare il revisite les standards du blues à la sauce délicatement folk. En tout cas, trois bons quarts d’heure dans une veine où coule l’hémoglobine bleue qui nous mit en appétit pour la suite. Puis vient l’heure du plat de résistance de faire son entrée sous un chapelet d’applaudissements. Eh oui, ce soir c’est une messe rock, en l’honneur de Paulette, qui en sera le leitmotiv. D’ailleurs, c’est au bout de vingt minutes, nécessaires au changement de plateau, que les musiciens vont débarquer. En effet, voici venu le tour de Manu Lanvin accompagné de ses musiciens Jimmy Montout à la batterie et Gabriel Berry à la basse et contrebasse. Ils commencent à entamer un show des plus énergiques. Le répertoire de Manu passe en revu puis vient l’heure pour Mike Lattrell et Neal Black de venir les rejoindre sur les planches. C’est ainsi que les deux continents musicaux vont créer l’osmose parfaite. En effet, Neal apporte une touche « américanisante »  à cette soirée. Eh oui, le gaillard venu de son San Antonio natal enflamme l’assemblé avec des chansons telles que Chicken Shack Cognac, Goobye Baby, Handful of Rain mais aussi Buda Texas Boogie. Que des titres permettant au public de se trémousser comme il se doit. En tout cas, on perçoit amplement le plaisir que les gaillards ont sur scène. Leurs sourires ne trahissent guère la symbiose dans laquelle ils évoluent au fil du spectacle. Car au-delà d’un simple concert c’est une véritable aventure humaine qui est retranscrite. Même Paulette viendra sur scène pour danser aux côtés de Mike Lattrell, un claviériste d’une grande finesse. Il n’empêche que Manu Lanvin est vraiment un pur showman à grands coups de descente dans le public afin de communier allégrement avec ce dernier. Faut dire qu’avec une telle qualité rythmique on est porté par un dynamisme à toute épreuve. En effet, Jimmy Montout est époustouflant, quelle qualité de jeu. Les coups de baguettes sont placés à bon escient avec des moments impromptus incérés avec goût. Puis comme pour encore plus rendre incandescent, une atmosphère déjà bien chaude, voici venu le temps des reprises All along the Watchtower, You can’t always get what you want mais encore Gloria, que des tubes  rock n rollesques à entonner sans modération.C’est ainsi que l’enchantement atteint son zénith. Puis, au bout de deux heures les musiciens prennent congé, et ce, bien mérité. Quelle soirée !
 
 
Mike Lattrell, moi, Jimmy Montout, Neal Black
 
En tout cas, parlons peu mais parlons bien, un show fut de haute teneur qu’il me tarde de revoir. J’espère que Manu Lanvin et Neal Black remettrons le couvert pour ce plateau qui est des plus exquis. Merci à eux pour ce dépaysement auditif, on en redemande encore. Chaleur, qualité, transmission, partage, émotions une kyrielle d’ingrédients permettant à nos corps et à nos cœurs d’être conquis. Congratulations guys &  See you another time on the road !   
 
 
Alicia FIORUCCI